Recette, mode d'emploi

L’obésité est reconnue maintenant comme une maladie lourde de conséquences.

Des mesures préventives sont mises sur pied pour essayer d’enrayer son développement exponentiel. La pose des anneaux gastriques tend à se banaliser, s’intégrant dans ce phénomène de société et les candidats sont de plus en plus nombreux qui y prétendent.

Cependant, ils auraient tort de penser y avoir droit automatiquement à partir d’un certain poids.

Comme bien des choses dans la vie, il faut en quelque sorte le « mériter » pour en apprécier le prix et désirer tout mettre en œuvre pour le conserver.

En effet, il n’est pas naturel d’avoir un « nœud » sur l’estomac et le supporter demande beaucoup d’efforts quotidiens, comme à long terme. Je pense en disant cela surtout à certains obèses pour qui, les tensions psycho-affectives sont si fortes qu’elles ont induit des déviances sévères du comportement alimentaire. Celles-ci ne leurs permettront pas de gérer correctement l’anneau et engendreront inéluctablement des complications mécaniques qui obligeront à le retirer.

Pour ceux-là, on ne peut envisager l’intervention que s’ils acceptent de se remettre en question chez le psychothérapeute et essaient de voir un peu plus clair dans ce qui « cloche » avec l’existence. Ils sont en effet à un tournant : leur souffrance est telle depuis si longtemps, qu’ils en viennent à vouloir se faire opérer. Mais quand « tout déraille », mieux vaut marquer un temps d’arrêt, savoir faire le point, plutôt que de foncer tête baissée vers une chirurgie miraculeuse, soit-disant salvatrice, qui, bien sûr, ne changera rien aux difficultés qu’ils rencontrent dans la vie.

 

Enfin, quand on se fait poser un anneau, on s’engage pour l’avenir, un peu comme lorsqu’on passe la bague au doigt, on doit respecter un contrat. C’est seulement en acceptant de continuer au fil des années, d’observer les règles alimentaires et de se soumettre au suivi avec contrôle radiographique, qu’on ne s’exposera pas à se le voir retirer pour une complication. Il faut savoir consacrer beaucoup à son anneau, donc à sa santé, à soi-même. Mais cela suppose des efforts de volonté constants et durables.

Certes, d’autres solutions chirurgicales existent, moins contraignantes pour le patient, mais plus risquées, mutilantes et guère réversibles, comme le by-pass gastrique. Elles s’adressent notamment aux boulimiques et mangeurs compulsifs, ainsi qu’aux grignoteurs de sucreries et sont réservées plutôt aux super-obèses dont l’IMC dépasse 50, ainsi qu’aux échecs de l’anneau ayant nécessité son ablation.

Mais plutôt qu’en arriver à devoir se le faire retirer, ne vaut-il pas mieux s’être préparé dans les meilleures conditions à le supporter ?

Accueil / Maladie / Définition / Conséquences / La faim / Fonctionnement / Indications / Consultation / Opération / Suites / Complications / Résultats / By-pass gastrique / Sleeve / Ballon gastrique / Chirurgien / Equipe / Etablissement / Liens / Bibliographie / Conseils / Mode emploi anneau / Psychologie /Réunions / Consentement / Accès / Urgence / Contact
Qui sommes-nous ?