le site informatif de la chirurgie de l'obésité
Header

Que choisir ?

Anneau, Sleeve, Bypass, Mini Bypass, Ballon gastrique ?

 LAnneau gastrique est la technique qui fait le moins peur ,et c’est lui qui présente les risques opératoires les moins importants.

Mais la contrainte procurée par un anneau serré est plus forte que celle  liée aux autres techniques et doit faire écarter les comportements alimentaires trop anarchiques qui n’obtiennent pas de modifications préopératoires suffisantes.

On le déconseille aussi en cas de suivi probablement difficile (du fait par exemple d’une instabilité  professionnelle ou affective, ou d’un éloignement géographique).

D’autre part les complications de dilatation peuvent être graves,occasionner des carences alimentaires et nécessiter une ablation en urgence pour éviter une nécrose gastrique.

Les personnes qui ne se font pas suivre et présentent des vomissements de longue date s’exposent à une dénutrition d’installation insidieuse

Plus on prend de recul dans le temps après la pose d’un anneau ,plus le risque cumulé de détérioration de la motricité digestive au dessus de l’anneau,et donc de dilatation,augmente.Un anneau doit être contrôlé au moins une fois par an pour pouvoir être un peu desserré si la radio montre un ralentissement excessif qui ,autrement,passe totalement inaperçu

Le taux d’échec à long terme est important et il faut garder à l’esprit qu’après reprise pondérale en cas d’ablation de l’anneau, une autre intervention sera plus risquée (sur un estomac remanié) que si on l’avait choisie d’emblée.

Bref,à l’heure actuelle,on ne conseille plus trop cette intervention

-La Sleeve est l’intervention que nous privilégions à l’heure actuelle car elle exige moins de discipline des repas qu’un anneau serré ,procure un amaigrissement supérieur dans un meilleur confort de vie et n’impose pas le même suivi rigoureux puisqu’elle n’est pas assujettie aux serrages.

Elle conserve un fonctionnement quasi normal de l’estomac et la physiologie du tube digestif

C’est actuellement l’intervention la plus pratiquée en France .

Cependant le risque opératoire n’est pas le même et doit tempérer cet enthousiasme.

-Le By-pass, est une intervention plus complexe, qui présente lui aussi un risque opératoire non négligeable.

Il expose de plus à des complications à long terme: ulcères anastomotiques, occlusions intestinales, parfois aussi diarrhées,dumping syndrome.

Et présente des risques de carences , plus ou moins bien compensées,surtout chez ceux qui abandonnent les traitements vitaminiques qu’il impose à vie

Pour ces raisons,le Bypass devrait être réservé aux très grosses déviances alimentaires : mangeurs compulsifs non améliorés par la préparation en particulier, ou addiction aux aliments sucrés (du fait des malaises qu’ils induisent avec ce montage).

Il peut être aussi une deuxième solution après échec d’anneau ou de Sleeve.

Le Mini Bypass est une intervention de réalisation un peu moins complexe que le Bypass mais semble générer plus de carences et expose au reflux bilieux

 -Le Ballon Gastrique, quant à lui, est posé sous simple fibroscopie  par un gastro-entérologue,il ne s’agit donc pas d’une intervention.

Mais son principal inconvénient est d’être éphémère : on le retire après quelques mois, et alors la satiété disparaît et les kilos reviennent.

A noter que son ablation nécessite une technique délicate qui ne se pratique que dans les centres où on le pose ( alors qu’on peut être amené à devoir le faire en urgence du fait d’une complication).

Enfin il n’est pas pris en charge par la sécurité sociale.

Sa meilleure indication est sans doute l’obtention d’un amaigrissement préalable chez un grand obèse pour courir moins de risque ensuite lors de la chirurgie bariatrique.

 

S’appuyer sur l’équipe médicale pour faire le bon choix

Encore une fois, la chirurgie de l’obésité n’est pas chose facile, ce n’est pas miraculeux, cela demande de gros efforts personnels dans la préparation, le changement des habitudes alimentaires et de vie ainsi que dans le suivi.

Il y a des échecs ou détériorations du résultat à long terme quelque soit la technique choisie,pour les éviter il faut réunir les meilleures conditions  dès la prise en charge préopératoire .

C’est dire l’importance d’une équipe médicale compétente pour cette préparation , qui permet de faire le bon choix technique et d’accompagner le patient vers ses objectifs en fonction de ses caractéristiques comportementales et psychologiques.
Les réunions d’information avec le témoignage d’anciens opérés, permettent de faire ce choix plus en connaissance de cause.